My DrNatura Experience

 

Encore plus de poudre aux yeux…

« Je vous donne des cachets. Les cachets sont inoffensifs. Le poison est dans le sucre. » Stanislaw Jerzy Lec

Quand j’étais petite et pendant plusieurs années, j’avais des épisodes de déshydratation sans raison apparente : je m’endormais et je ne me réveillais simplement pas. N’étant pas sujette à l’hystérie et douée d’un solide sens commun, ma mère diagnostiquait automatiquement la déshydratation en l’absence de fièvre et restaurait immédiatement les fluides en en enfournant dans tous les orifices de mon corps qui en réclamaient. Après quoi elle me donnait, pendant plusieurs jours, du gros sel de mer non raffiné à sucer. Cela m’est passé en grandissement mais j’ai toujours gardé un goût pour le sel. Cependant, du fait qu’il me rendait assoiffée, je n’en suis jamais devenue dépendante : un peu de sel me forçait à boire suffisamment pour ne plus être déshydratée mais pas trop pour être gonflée et mal à l’aise.

Dans mon adolescence, j’ai développé un déséquilibre métabolique différent, découvert par accident : durant les classes de sport, il n’était pas rare pour les profs de gym d’avoir des cubes de sucre qu’ils dispensaient généreusement à leurs élèves avant les compétitions. On disait du sucre qu’il « donnait un coup de fouet ». Ils nous « dopaient » pour que l’équipe soit plus performante. Ce qui était intéressant, c'est que les rares fois où j’en ai pris, au lieu de me donner un coup de fouet, le sucre me donnait un coup de barre. J’ai donc pris l’habitude de le refuser et je courrais sans difficulté. Bien que ce soit considéré bizarre, personne n’y a jamais prêté d’attention. Le temps passant, j’ai commencé à avoir des vertiges et à tomber quand je me levais d’une chaise trop vite. Alarmée, ma mère m’a emmenée chez le médecin et, après pas mal de tests, il s’est avéré que j’étais hypoglycémique et donc hypotendue. Son conseil ? Que je suce des bonbons durs. Pas mal comme médicament pour une gamine de 14 ans… à part que je me sentais de plus en plus fatiguée.

Bien que je ne sois pas une scientifique, j’ai trouvé plutôt bizarre d’être crevée surtout après les bonbons. Et ce n’était pas drôle. J’ai donc décidé de faire une expérience : que se passerait-il si j’arrêtais tout simplement de manger des sucreries ? J’avais récemment appris en cours de science naturelle que, dès que nous mangions du sucre, notre pancréas se mettait à produire de l’insuline pour procéder à la digestion. Et si mon pancréas était tellement déséquilibré qu’il en produisait en trop grande quantité pour le sucre absorbé et, par-là même, réduisait complètement les réserves  de sucre dont mon corps avait besoin ? Pourrait-il se rééquilibrer si je l’en privais soudain complètement ? Mon pancréas avait-il simplement besoin de vacances ? A l’âge de 14, du jour au lendemain, j’ai arrêté de me servir de sucre dans les céréales, les yoghourts, le café, etc. Comme je ne faisais pas la cuisine, je mangeais toujours les plats de ma mère mais elle était intelligente et ne poussait pas sur les féculents dont elle savait qu’ils se transforment en sucre. En très peu de temps, les épisodes de vertige et d’évanouissement se sont arrêtés. Ce qui était vraiment intéressant, c’est que ma décision n’avait pas demandé d’effort surhumain : je me sentais trop mal, ça n’était pas plaisant et de recommencer à me sentir bien était sa propre récompense. Après quelques mois, j’ai pu recommencer à manger des sucreries mais j’en avais perdu le goût et elles ne me disaient plus rien. Quand ma fille est née, je ne pensais jamais aux sucreries et ma gamine a grandi, privée de sodas, de glaces et de choses comme ça. Je pense d’ailleurs que ça a contribué à ce qu’elle soit très populaire : elle aimait bien plus le frigo de ses amies que le mien…

Quiconque a mangé un repas trop salé sait que cela donne soif (raison pour laquelle les bars offrent des cacahouètes salées : elles garantissent que les buveurs consommeront suffisamment d’alcool pour amortir ce petit investissement…) Bien que la plupart des nourritures industrielles contiennent plus de sel que nécessaires, la majorité des gens limitent instinctivement sa consommation.

Le sucre ne cause pas les mêmes effets immédiats : on peut facilement manger des sucreries pendant des heures sans éprouver de soif trop intense. En fait, c’est l'en-cas de choix pour beaucoup, parce qu’ils « calent une petite faim » très rapidement. Le fait qu’il n’y ait aucun effet adverse immédiat ne signifie pour autant pas que le sucre soit inoffensif, bien au contraire.

Il existe une quantité d’information énorme sur les dangers à long terme de l’excès de sucre. L’un d’entre eux est l’infection chronique de candida albicans dont la plupart des gens souffrent de nos jours. Allumez la TV n’importe quel jour et vous verrez une publicité pour les médicaments contre les mycoses, sous toutes les formes possibles et imaginables : cachets, gélules, liquides, poudres, tout y est.

Ma casquette de chercheur sur la tête, j’ai lu assidûment toutes les informations disponibles sur le candida albicans. Dans un des articles écrit par le Dr Lawrence Wilson, M.D., que l’on peut trouver à http://www.drlwilson.com/Articles/candida.htm, j’ai appris, entre autre, que : « Les mycoses, les moisissures et les fongus sont des organismes unicellulaires. Les bénéfiques incluent les moisissures de fermentation et alimentaires, de même que les lactobacilles acidophiles. Le candida albicans n’en fait pas partie. Il produit des poisons tels que l’alcool. Le candida se trouve dans l’air, l’eau et la nourriture mais normalement pas dans notre corps. Un métabolisme lent, une déficience acide dans l’estomac, un tractus intestinal trop alcalin et une carence en cuivre permettent au candida de proliférer dans le corps. Les glandes adrénalines faibles, une flore intestinale déficiente, une alimentation riche en sucre, les antibiotiques, les anti-acides, les pilules contraceptives et les stéroïdes contribuent tous à l’infection de candida.

Les symptômes vont de la fatigue chronique à la dépression, en passant par les migraines, les gonflements, les gaz, et les tensions dans la nuque. Le candida peut aussi contribuer aux « vapes », aux sautes d’humeur, aux pertes de mémoire, aux démangeaisons, aux douleurs des articulations, aux indigestions, aux ulcères, aux cancers et aux infections des sinus. Les difficultés d’apprentissage et les problèmes du comportement chez les enfants sont dus en partie au candida, surtout chez les enfants qui mangent beaucoup de sucre. Le candida chronique peut aussi contribuer au SCI, à la colite, aux brûlures d’estomac, au reflux d’acide…

Les symptômes sont faciles à détecter. Lorsque l’on est fatigué ou « dans les vapes » après un repas riche en sucreries ou en carbohydrates, candida en est probablement la cause. Candida est aussi présent dans les intestins au cours des infections de mycoses. Les gaz et ballonnements qui disparaissent après l’arrêt du sucre et des carbohydrates sont aussi une indication possible d’une infection de candida.

L’alcool produit par le candida peut contribuer à la fatigue, la distraction, le mauvais jugement, les problèmes émotionnels (AH ! AH ! Le corps gouverne l’esprit !) et les problèmes d’apprentissage et de comportement chez les enfants. Certaines personnes remarquent qu’elles deviennent fatiguées après l’ingestion du sucre. Le candida se nourrit de sucre, ce qui accroît sa production d’alcool. Les alcooliques sont souvent dépendants du sucre sans comprendre le rapport. Une dépendance au sucre peut intervenir car priver le candida de sucre réduit sa production d’alcool. Cela cause des symptômes de manque, y compris les pensées négatives, l’anxiété, les tremblements et la fatigue. Cela conduit les gens à absorber du sucre pour simuler la production d’alcool. L’hypoglycémie due à une faiblesse des glandes adrénalines est aussi un facteur de la dépendance au sucre. » 
   
Si certains des symptômes listés ci-dessus s’appliquent à vous, peut-être devriez-vous vous inquiéter de votre alimentation : quelle quantité de fibre consommez-vous tous les jours ? Quelle quantité de sucre (ou le savez-vous ?) Prenez-vous des médicaments ?

Même si je ne consommais pas de sucre en excès et que je n’étais pas sous antibiotiques, j’avais pas mal de ces symptômes : dépression, maux de nuque, « vapes », sautes d’humeur, démangeaisons, douleurs des articulations et infections des sinus. J’ai aussi mentionné dans le passé que je buvais plus de vin que de raisonnable et, du fait que je ne cuisinais plus et que je me reposais sur les plats surgelés, ma consommation de fibre laissait à désirer.

Le candida est un organisme vivant. : il mange, il crée des sous-produits (alcool) et il reproduit (je ne sais pas trop comment et cela m’importe peu). D’après bon nombre d'articles que j’ai lus, il se nourrit exclusivement de sucre, dont il a besoin pour se reproduire. Voici comment le cycle commence : nous donnons à nos enfants trop de sucre raffiné dès l’enfance. Le candida s’en nourrit et, rendu fort et résistant, il se reproduit trop rapidement pour que leur corps affaibli puisse le combattre. Comme il se nourrit de sucre, il leur pirate la quantité nécessaire pour soutenir leur énergie. Le corps, à son tour, transmet à leur cerveau une envie de sucre (manque) demandant son absorption immédiate. L’alcoolisme serait donc, en fait, causé par une infection de candida. Notre pancréas s’affaiblit et ne peut plus remplir son rôle. Le candida envahit notre  corps entier, cerveau y compris. Certains de ces articles font aussi la corrélation entre le candida et l’augmentation dramatique des cas d’Alzheimer’s aux US chez une population de plus en plus jeune : 5 à 10% des 4 millions de cas concernent des patients de moins de 60 ans (entre 200,000 et 400,000 !)

En ce qui me concerne, m'instruire sur le candida m’a ouvert les yeux. D’abord, en expliquant la corrélation entre sucre, candida et alcool, cela m’a permis de comprendre pourquoi j’avais pris dans ma vie certaines de mes décisions : j‘étais colonisée par « l’ennemi du dedans » sans le connaître. Mauvaise combinaison ! Je faisais exactement comme tout le monde : mon corps me signalait certaines besoins et je lui donnais ce qu’il demandait, tout en me blâmant de mon manque de volonté. Comme mon candida ne recevait pas le sucre qu’il exigeait, du fait que je n’en mange que très peu, il me faisait absorber ce qui immanquablement, se transforme en sucre : le vin ! Ma culpabilité a été guérie d’un seul coup ! De plus, je sais maintenant que si jamais je recommençais à en boire trop, il y aurait une raison indépendante de ma volonté. Cela ne voudrait plus dire que je suis moralement corrompue mais simplement que je recommence à être colonisée par le candida.

Ensuite, cela m’a permis de comprendre pourquoi le programme Colonix avait été si apte à me rendre la santé, physique autant que mentale : par l’apport de fibre, il a restauré une fonction intestinale adéquate tout en améliorant la circulation du sang, ce qui a aidé à chasser l’ennemi du dedans.

Finalement, cela a confirmé ce que je savais déjà au fond : tant qu’il nous reste une respiration, nous pouvons faire quelque chose contre nos maladies, même les renverser sans que ce soit difficile, long et cher. Non seulement cela, mais si un ennemi du dedans était responsable d’une de mes mauvaises habitudes, je ne peux pas attendre de rencontrer face-à-face les autres ennemis responsables de toutes mes mauvaises habitudes ! Pensez aux ramifications d’une telle découverte : quel ennemi du dedans vous fait-il choisir le pain sans grande valeur nutritive plutôt que le poivron ou l’ail, riches en minéraux et vitamines ? Quel ennemi du dedans est-il responsable de votre tabagie… ? 

Il y a tant de sagesse dans le dicton : « Connaissez vos ennemis. » 

La vie est belle !

Christine
CBrightlife@aol.com