My DrNatura Experience

 

Science et médecine occidentale

Il y a quelque temps, j’ai parlé de deux courants de pensée en ce qui concerne la médecine, et j’ai admis appartenir à la catégorie de gens qui ne rejettent pas la médecine par principe, mais qui préfèreraient essayer les méthodes naturelles avant de se soumettre au scalpel du chirurgien ou de se bourrer de médicaments, tous deux causant des effets secondaires indéniables.

Je voudrais réitérer que je crois fermement que la médecine occidentale a une place dans notre société. Ce que je ne veux pas, c’est qu’elle ait le contrôle sur mon bien être, simplement parce que mon corps m’a été donné à moi et à personne d’autre et que c’est donc de ma responsabilité de m’en occuper et de celle de nulle autre. A moins, bien sûr que je devienne incapable de le faire, auquel cas il faudra qu'autrui s’en charge. L’idée, cependant, c’est de ne pas en arriver là, car le jour où je devrai le faire, je m’exposerai à la réalité de ces effets secondaires. Ce qui veut dire que dès que je me déchargerai de cette responsabilité, il y a de grandes chances que mon état empire avec le temps, même si ça ne se produit pas tout de suite. Souvenez-vous que j’ai posé comme postulat que la détresse est largement surévaluée, et que la maladie et la douleur sont des fardeaux qui nous empêchent d’apprécier la vie. 

Pendant des années, mon boulot a consisté à défendre les actions en justice contre les hôpitaux, les médecins et le personnel soignant en général, intentées pour faute professionnelle. Ces cas concernaient toutes sortes de situations, allant de la réaction allergique sérieuse à un médicament, au mauvais résultat d’une chirurgie, ou même à la naissance de bébés horriblement déformés. J’ai donc eu beaucoup d’opportunités de rencontrer toutes sortes de spécialistes, ce qui m’a permis de comprendre l’angle sous lequel la plupart d’entre eux fonctionnent.

Je dirais que, d’après mon expérience, dans la grande majorité des cas et à de très rares exceptions, les docteurs veulent aider les gens. C’est la raison pour laquelle ils ont choisi ce métier. De voir des patients affaiblis par la maladie et la douleur leur arrache le cœur et ils tentent tout pour les soulager, en utilisant les connaissances et l’expérience qu’ils ont accumulées. Ils n’ont pas choisi de pratiquer la médecine pour l’argent, contrairement à ce que leurs adversaires proclament : ils s’inquiètent vraiment. Louis Ferdinand Céline, un médecin français et auteur renommé qui a vécu aux US pendant les deux guerres mondiales, pour finalement ouvrir un cabinet à Paris, a écrit, dans un de ces nombreux livres : « Je soigne les gens parce qu’ils sont encore plus méchants quand ils sont malades. » Quelles que soient ses raisons, le personnel soignant veut faire une différence positive.

Cela dit, je ne pourrais pas compter le nombre de fois où j’ai entendu un médecin déclarer en contre-interrogatoire, au cours d’un procès : « La médecine n’est pas une science exacte », pour expliquer, et parfois même justifier, le mauvais résultat de ses décisions, indépendamment de leur pertinence à l’époque.

Voilà. Maintenant vous savez tout : la médecine n’est pas une science exacte. Pourquoi, alors, la considérons-nous, patients, comme l’étant ?  Et qu’est-ce que la science, de toute manière ? « La science est plus une façon de penser qu’une somme de connaissances. » Dr Carl Sagan, Ph.D. Si la science est une façon de penser, il en découle que, en changeant notre façon de penser, nous pouvons tous devenir des scientifiques. C’est vraiment aussi simple que ça.

Que nous faut-il donc, pour devenir un scientifique ? Quelles qualités utilisent-ils ?

Tout d’abord, la connaissance est quand même la première chose dont nous avons besoin, je veux dire une connaissance élémentaire. Connaissance de qui vous êtes et de vos priorités. Vous et moi avons un corps composé de millions de parties, complètement interdépendantes et corrélatives les unes avec les autres, chacune ayant aussi son rôle individuel à jouer. Bon nombre des médecins que j’ai rencontrés ont fait la même observation : les gens ne savent pas ce qu’ils ont dans le corps et à quoi cela sert. Ils se souviennent vaguement de leur bien être d’antan mais, la plupart du temps, c’est tout ce qu’il en reste : un vague souvenir. Ils avaient l’habitude de faire certaines choses qu’ils ne peuvent plus faire, ils se levaient pleins d’énergie et vibrants et ils ne le font plus, ils s’attendaient à de bonnes choses de la vie mais plus maintenant.  Ils ne vivent plus : ils survivent simplement. Situation bien triste. Je vais vous dire un secret : quand on se sent toujours mal, on évite tout ce qui peut nous faire sentir encore pire. Ça s’appelle l’instinct de conservation et il existe chez tout le monde. C’est ce qui nous fait devenir « paresseux ». On repousse certaines actions à plus tard par peur qu’elles ne déclenchent certaines douleurs ou sensations déplaisantes, on perd toute envie de faire un effort, on laisse tomber et on se retrouve vite submergé par la quantité d’effort (ou de fric) que changer la qualité de notre vie exigerait. Nous ne contrôlons plus notre vie : elle nous contrôle. Nous devenons déprimés, hargneux, tristes… En bref, nous sommes devenus esclaves de notre corps et nous sommes à sa merci.

Pensez-y. Vous avez des douleurs, disons… dans le ventre. Où exactement ? Qu’est-ce qui les déclenche ? Vous n’en savez rien parce que ça fait pas mal de temps que vous avez arrêté de faire quoique ce soit qui puisse les provoquer. Le temps passe et ces douleurs, au lieu de disparaître, deviennent de plus en plus fréquentes ce qui vous force à en faire de moins en moins, jusqu’à ce qu’elles deviennent constantes. Un beau jour, vous n’en pouvez plus et vous décidez finalement de payer une visite à votre toubib.

Le gars veut vous aider : il vous pose donc des questions auxquelles vous ne pouvez pas répondre. Vous avez une petite idée des différentes régions de votre corps : vous avez une tête qui va des cheveux au cou, un torse qui va du cou au bas des côtes, un ventre qui descend jusqu’au pelvis, suivi d’une paire de jambes et des pieds. Vous savez reconnaître votre droite de votre gauche et en haut d’en bas. Vous dîtes à votre docteur : « C’est en haut, à gauche » en montrant un endroit grand comme la main, juste en dessous des côtes. Ce que vous ne savez pas, c’est que, sous votre main, vous avez un pancréas, l’intestin grêle, une partie du côlon, un système nerveux complexe dont le rôle est, entre autre, de transmettre la douleur à votre cerveau, et des milliers de vaisseaux sanguins. Vous venez d’envoyer votre toubib en expédition. Comme vous, le gars a exactement vingt-quatre heures par jour et, comme vous, il a une famille et d’autres intérêts, en dehors de la médecine. Afin de pouvoir aider autant de gens que possible tout en accommodant les différentes sources qui lui imposent des restrictions de temps (assurance médicale, salle d’attente bondée, récital de danse de sa petite Suzette ce soir…) il ne peut consacrer que quelques minutes à son enquête. Il vous bombarde de questions plus rapidement encore qu’un CRJ900 : où avez-vous mal exactement ? Cela arrive-t-il souvent ? Quand cela a-t-il commencé ? Qu’est-ce qui semble le causer ? Quel genre d’alimentation avez-vous ? Buvez-vous de l’alcool ? Vous essayez de répondre de votre mieux mais comme cela fait longtemps que vous évitez tout ce qui peut déclencher les douleurs, vous ne vous souvenez plus trop bien et vous lui donnez des réponses vagues. En plus, vous mangez souvent des saloperies, et vous taper vos six cannettes de bière en une soirée n’est pas si rare. Comme vous savez très bien que ce n’est pas intelligent et qu’il commentera si vous lui en parlez, vous ne dites rien (personne ne va me dicter comment vivre ma vie !) Vous restez plutôt vague. Le doc devient impatient et pète-sec : vous devenez défensif. Le gars a autant d’obligations que vous. Vous voulez vous sentir mieux… hier et vous exigez des médicaments. Le docteur est consciencieux : il refuse, sachant que le mauvais choix pourrait vous tuer. Au lieu d’écrire une ordonnance, il vous envoie avec une liste de tests à vous faire faire.

Voilà ! Vous avez perdu une demi-heure dans la salle d’attente, quinze minutes dans son cabinet et 20 euros de consultation (remboursée qu’en partie), vous ne savez toujours pas ce qui cloche, vous ne vous sentez pas mieux, et il vous fait maintenant courir à Pétaouchnoque pour vous faire faire des examens, ce qui veut dire 200 euros de plus. De retour dans votre voiture, vous décidez que le toubib est un incapable arrogant qui n’y connaît rien et « ils sont tous les mêmes » de toute façon : incompétents, intéressés seulement par votre fric. De plus, vous avez autre chose à faire que perdre votre temps dans les salles d’attente, et votre pognon en tests exorbitants ! Toutes choses dont vous n’auriez pas besoin si les toubibs connaissaient leur boulot. Vous décidez de serrer les dents un peu plus longtemps, en espérant que, si votre état ne s’améliore pas, il ne s’aggravera pas trop vite. Et parce que vous êtes en pétard et que vous avez toujours mal, vous vous en prenez au chien en rentrant à la maison (à votre femme, vos gosses, vos employés, peu importe), prouvant par-là même à quel point Céline avait raison…

En fait, ce que vous cherchiez n’était pas un médecin mais un mécanicien : indépendamment de leur éducation, la majorité des gens ne prennent pas le temps d’étudier leur corps, leur « véhicule », le seul instrument qui puisse vraiment les conduire partout (votre voiture ne peut vous emmener qu’aussi loin et aussi longtemps que votre corps peut la conduire –qui veut voyager loin ménage sa monture-.) Et, si vous répétez ce scénario suffisamment souvent, vous n’irez jamais mieux, vous serez de plus en plus acariâtre envers la profession médicale et votre femme, vos gosses et employés finiront par vous fuir comme la peste.  Super vie !

Pensez maintenant à ce que deviendrait votre vie si vous décidiez de devenir scientifique :

Un vendredi matin, vous vous réveillez soudain avec une douleur insupportable au côté gauche. Lorsque vous vous penchez en avant, vous réalisez que la douleur irradie le côté droit. Vous utilisez votre cerveau comme un scientifique le ferait. Vous vous allongez sur le dos et, du bout des doigts, vous commencez à presser pour découvrir exactement où vous avez mal. En pressant, vous réalisez que la douleur aiguë est, en fait, très localisée, juste en dessous des côtes. Vous avez fait votre recherche et vous savez ce sur quoi vous êtes en train d’appuyer : votre côlon. En fait, en pressant, vous vous rendez compte que votre côté gauche est plus dur que le droit. Quelque chose semble rond, comme une balle de golf, et profond. Vous prenez votre température et vous n’avez pas de fièvre : vous êtes donc rassuré de ne pas avoir d’inflammation ni d’infection galopante. Du fait que vous sachiez ce qui se trouve dans votre abdomen, vous êtes certain qu’aucun organe majeur n’est impliqué. De plus, ça fait des années que vous avez le même corps : en fait, vous vivez ensemble depuis que vous êtes nés ! Vous savez exactement comment il se sent, vous êtes complètement intimes. Pendant que vous pressez et massez, vous commencez à entendre des gargouillements. Vous continuez et vous remarquer que plus les gargouillements sont bruyants et moins vous avez mal. C’est bon signe. En même temps, vous réfléchissez à ce que vous avez mangé hier. Hmmm… chili con carne. Vous adorez le chili mais, les dernières fois que vous en avez mangé, vous avez eu des gaz. Voilà ! Le chili ne vous convient plus. Vous décidez donc d’arrêter d’en prendre jusqu’à ce que vous ayez découvert pourquoi ça vous donne des gaz, pourquoi ça n’a commencé que récemment et quelle pourrait en être la cause. Votre but est de recommencer à pouvoir le tolérer (vraiment, vous adorez trop ça !) et vous l’atteindrez. Vous ferez plus de recherche ce soir au lieu de vous planter devant la télé.

Entre temps, la douleur est partie. Vous vous levez et confirmez qu’elle a vraiment disparu en vous penchant en avant, en arrière et sur les côtés. Oui, complètement partie. En moins d’une demi-heure, vous avez résolu une situation qui aurait pu vous rendre misérable toute la journée. Vous vous sentez bien, heureux de ne plus avoir mal et prêt à aller au boulot. Vous serez en retard et vous vous ferez sûrement engueuler mais vous vous sentez bien et fort et c’est ce qui compte.

En arrivant au bureau, vous êtes tout de suite convoqué par votre chef. Comme vous vous y attendiez, vous vous faîtes passer un savon pour être en retard, mais vous vous sentez tellement bien que cela ne vous perturbe pas : vous écoutez poliment et, plein de confiance en vous, vous admettez être en retard, ce dont vous vous excusez. Lorsque vous vous êtes réveillé, vous vous sentiez tellement mal que vous avez considéré être absent pour la journée. Heureusement, vous savez quoi faire en un tel cas et vous avez résolu votre situation. Vous n’avez plus de douleurs, vous vous sentez bien mieux et vous êtes ravi de n’être qu’en retard au lieu d’absent. D’ailleurs, vous n’en revenez pas de ne jamais avoir été malade depuis que vous avez été embauché. Ce que vous venez de dire est tellement raisonnable et indéniable que votre chef ne peut rien ajouter d’autres que quelques grognements incompréhensibles, ce qui vous permet de vous esquiver de bonne humeur, confiant, fort et en bonne santé. En y repensant, la dernière fois que vous avez vu un toubib, c’était il y a quelques années, quand vous avez eu besoin d’un check-up pour votre boulot.

Je ne sais pas mais, pour moi, le deuxième scénario vous confèrerait pas mal d’autorité. Et il n’a suffit de rien : un peu de connaissance, l’utilisation de votre sens critique, la volonté de vous sentir mieux et l’assurance de savoir quoi faire. Ça ne vous a pas coûté un rond et vous n’avez pas perdu des heures en salle d’attente. Et maintenant, vous avez l’opportunité d’apprendre quelque chose de nouveau : pourquoi le chili provoque-t-il des gaz chez certaines personnes et pas chez d’autres et comment l’empêcher de vous en donner pour que vous puissiez l’apprécier sans devoir prendre de médicaments et continuer à vous sentir en forme.

« Le docteur a appris à s’intéresser non pas à la bonne santé mais à la maladie. Ce que le public a appris, c’est que la bonne santé est le remède contre la maladie. »  Dr Ashley Montagu, Ph.D.

Et vous, à quoi vous intéressez-vous ? Vos maladies ou votre santé ? Pourquoi ne pas commencer par une leçon d’anatomie élémentaire ?
http://www.funcal.com/1lamethode/2anatomie_elementaire/anat_element_presentation_gale.htm
Et pendant que vous y êtes, voulez-vous savoir pourquoi vous ne tolérez plus certaines nourritures ? www.drnatura.com Lisez et amusez vous. Qui sait, ce site pourrait très bien parler de vous !

Christine
CBrightlife@aol.com