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La poudre aux yeux Will: “C’est sans graisse, sans sucre, sans laitage… C’est sans goût. Fiche-le en l’air.” Une chose intéressante arrive quand on s’embarque sur la voie de la recherche : comme on devient plus concentré sur les résultats qu’on veut atteindre, que ce soit la perte de poids, le regain d’énergie ou résoudre des troubles de la santé, on devient aussi plus conscient de la poudre qui nous a été lancée aux yeux et de ce qu’on peut faire pour regagner le contrôle de nous-même. Il y a quelques semaines, alors que je me dépêchais de faire une traduction urgente, j’ai décidé de me faire un sandwich rapide, ce que je fais rarement. Etant bien française, je ne pourrais pas concevoir un sandwich sans moutarde et la marque la plus proche de celles avec lesquelles j’ai grandi est Grey Poupon (faite dans le Connecticut). En attendant que mon pain grille, j’ai regardé sans y penser la liste des ingrédients et j’ai été sidérée de me rendre compte qu’elle contenait… du sucre. Oui, du sucre !!! Cela fait plus de vingt ans que j’utilise cette marque et, si je me souviens bien, je l’ai choisie à dessein car c’était la seule qui ne contenait aucun édulcorant : je déteste le goût incongru de sucre dans la nourriture salée. Je n’étais pas contente et je me suis sentie trahie pour deux raisons : le sucre est en quantité si minimale que je ne l’avais jamais senti, comme si on me l’imposait en douce. De plus, et à moins de me tromper, l’addition de sucre à la moutarde Grey Poupon est relativement récente et je me vois maintenant obligée d’étudier attentivement les étiquettes de toute nourriture passant mon seuil si je ne veux pas être complice de cet empoisonnement systématique. Il a fallu que je me demande à quoi servait ce sucre. J’ai fait pas mal de recherche et découvert plusieurs faits intéressants. Le sucre a commencé à être ajouté à la nourriture il y a plusieurs centaines d’années, afin de l’empêcher de pourrir et de dépérir après un certain temps. Sucre, vinaigre et sel préviennent la prolifération des bactéries responsables de la pourriture. Les humains le savent depuis très longtemps, ce qui explique les milliers d’heures qu’ils passaient à faire des conserves et à traiter la viande : cela leur assurait qu’ils auraient à manger pendant les mois d’hiver, quand rien de pousse. Alors que notre société évoluait vers l’industrialisation pendant les siècles derniers, plus d’hommes et de femmes quittèrent leur foyer et leur ferme pour un travail plus lucratif, et de moins en moins d’eux trouvèrent le temps de cultiver fruits et légumes afin d’en faire des conserves, de faire du pain, de traire les vaches et de faire du beurre et des fromages. Les fabricants industriels découvrirent un besoin qu’ils entreprirent de combler en offrant les nourritures nécessaires, préfabriquées et préemballées. Leur conservation était un problème avant l’introduction de la réfrigération : ils savaient que les bactéries pouvaient causer des maladies parfois mortelles, telles que le botulisme et l’empoisonnement à la salmonelle par exemple. Pour empêcher la prolifération de ces bactéries, ils ajoutaient donc des produits chimiques à la nourriture industrielle, tels que le sel, les nitrates, le sucre et le vinaigre. Avec l’apparition du réfrigérateur et les méthodes de congélation, on aurait pu penser que l’addition de sucre et/ou de sel dans les viandes comme le boeuf haché ou les saucisses, ou dans les laitages, n’était plus requise. Cependant, non seulement cette pratique n’a jamais disparu mais elle a augmenté dans une telle mesure que toute nourriture industrielle en est maintenant bourrée. Finalement, le sirop de maïs riche en fructose et moins cher à produire remplaça le sucre dans les années 70, ce qui coïncida avec une augmentation draconienne du taux d’obésité morbide chez les Américains. Dans le cas de la moutarde Grey Poupon, ce qui m’a rendue le plus mécontente est le fait qu’elle contienne déjà du sel et du vinaigre, qui sont tous les deux des agents conservateurs, et qu’elle spécifie bien de la réfrigérer après ouverture. Pourquoi donc la présence de sucre ? Quel but est-il sensé remplir ? Ces dernières années, j’ai aussi remarqué que la quantité de sucre incorporée aux aliments sucrés tels que les gâteaux, les biscuits, la glace et les sodas, a considérablement augmenté. En fait, je m’en suis aperçu il y a quelques années, lorsque immédiatement après avoir mangé un biscuit ou toute nourriture sucrée, un crapaud envahissait ma gorge, ce qui me faisait croasser. Cela m’empêchait de respirer et me forçait à me racler la gorge de manière répétée pendant un moment. Situation très déplaisante qui n’arrivait qu’avec les sucreries. Les fabricants industriels d’alimentation déclarent se plier aux désirs des consommateurs et ajuster les goûts en fonction de la demande : s’ils réclament plus de sucre, noblesse oblige. Bien que j’aime croire à des valeurs telles que l’honneur, la compassion et la responsabilité sociales, j’ai du mal à imaginer que l’altruisme guide ces décisions. Appelez-moi cynique si vous voulez… Ce que je pense est beaucoup plus simple et terrifiant : nous sommes devenus des marionnettes dans les mains des entreprises industrielles d’alimentation par manque de connaissance et d’intérêt dans notre propre santé. Alors que notre nourriture est produite de plus en plus industriellement, en quantité de plus en plus grande et à une vitesse plus rapide que Mère Nature ne l’entendait, elle perd ses nutriments et sa saveur. Il n’y a absolument aucun doute que les fruits et légumes cultivés organiquement ont bien meilleur goût que ceux achetés en supermarché. Quiconque a un jardin potager vous dira que rien n’est meilleur qu’une laitue ou une tomate qui a mûri au soleil. Le goût naturel des produits ayant été perdu, il est nécessaire de le remplacer par un autre car beaucoup de gens préféreraient se priver de manger que de mâcher quelque chose d’aussi insipide et excitant qu’un morceau de carton. En augmentant la quantité de sucre et de sel, les fabricants de nourriture industrielle espèrent simplement « noyer le poisson », c’est-à-dire balayer ce problème sous le tapis. A mon avis, ils y ont réussi. Le sucre est extrêmement bon marché et facile à produire (bien qu’il demande quatre fois la quantité d’eau du riz). Tellement bon marché, en fait, qu’on anticipe que la production mondiale en 2006-2007 en dépassera la consommation par plus de 5,8 millions de tonnes. Une toute petite proportion est raffinée et vendue comme poudre blanche. La grande majorité est utilisée par les usines chimiques, pharmaceutiques et d’alimentation (d’ailleurs, en quoi sont-elles différentes… ?) En point final, l’introduction du sirop de mais qui, comme je l’indiquais plus haut, a coïncidé avec un accroissement de l’obésité morbide dans des proportions jamais vues auparavant, a permis aux fabricants d’alimentation d’augmenter leurs bénéfices avec l’ajout de produits édulcorants. Comme le poids actuel des produits alimentaires ne change pas, la conclusion évidente est que plus il y a de sucre et moins il y a de protéines, de fibre et de nutriments… L’ajout du sucre et du sel est indéniablement responsable de beaucoup de maladies dont souffre notre société actuelle. Le diabète devenu endémique et les maladies cardiaques peuvent lui être attribuées. Comme notre sens du goût s’habitue à ces quantités de plus en plus grandes des deux, nous les incorporons automatiquement à notre cuisine que nous donnons alors à nos enfants, perpétuant par-là même ce cycle sans fin d’augmentation de consommation de sucre et de sel résultant d'une augmentation de leur demande. Je n’oublierai jamais le jour où on m’a fait essayer les haricots de Boston cuits au four : on aurait dit une cuillérées de sucre solide. J’en ai toussé et j’ai trouvé que c’était la chose la plus horrible que j'aie jamais mangée. Quelque temps plus tard, on m’a donné la recette et je n’en suis pas revenue : en plus de ketchup et de moutarde, tous deux déjà bourrés de sucre, elle réclamait deux cuillerées à soupe de sucre brun ! Heureusement, des milliers de consommateurs, écrivains et scientifiques ont sonné l’alarme dans toute l’Europe, aux U.S. et au Canada. En conséquence, l’information est accessible à qui veut la trouver. Malheureusement, la majorité des gens ne la cherchent pas tant qu’ils n’ont pas perdu leur santé. D’après Tricia Burbank, CCHT, CLNPE, « une consommation excessive de sucre est la cause –ou contribue à- plus de 60 symptômes, carences et maladies. Les plus importantes sont les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète adulte, l’obésité morbide, l’hypertension, l’hypoglycémie et les déficiences immunitaires. La mode « sans graisse » qui commença dans les années 80 a largement empiré le problème : avec l’absence de graisse, il a fallu remplacer le goût perdu par le sucre et les Américains ont adopté l’attitude selon laquelle « sans graisse » voulait dire « mangez autant que vous le désirez ». Les Américains sont plus gros que jamais dans leur histoire et les maladies dégénérescentes ont augmenté en proportion. » Maintenant, j’ai une question pour vous : j’ai toujours étudié les étiquettes et évité autant que possible les sodas, les biscuits, les bonbons, etc., car ils ne m’apportent aucun plaisir. Beaucoup de mes amis en font autant. Je limite mon alimentation autant que faire se peut aux produits naturels tels que le pain Mestemacher, les fruits, légumes, viande et laitages organiques avec excès rares de Skittles et de Nutella (il y a certaines choses dont je refuse de me priver car je les aime et je ne veux pas devenir fanatique). J’ai énormément de chance de ne pas aimer les sodas et les glaces, la combinaison salée-sucrée ne me dit rien et je préciserais que la principale source de sucre pour moi vient des fruits et de vin occasionnel. Je suis raisonnablement satisfaite que ma consommation de sucre est loin d’atteindre les 82 kilos/an. Qui donc mange les sucreries auxquelles mes amis et moi ne touchons pas ? Vous ? D’après les recherches en cours, une canette de soda de 33cl. contient 13 cuillérées de sucre… Combien en buvez-vous par jour ? Et comment en êtes-vous arrivé là ? Vous voyez la poudre aux yeux qu’on vous a jetée ? Tout ça peut être corrigé. Votre corps peut désapprendre le goût du sucre. Comment ? Avec le nettoyage interne de DrNatura. Peut-être pensez-vous que c’est trop beau pour être vrai. Si c’était vraiment le cas, pourquoi des milliers de gens rapporteraient-ils avoir complètement changé leur alimentation après en avoir fait un? Cela vaut la peine d’y prêter attention, ne pensez-vous pas ? En fait, y prêter attention peut tout simplement vous sauver la vie. Christine |