My DrNatura Experience

 

Choisissez de vous libérer pour devenir libre de choisir

Jusqu’à présent, mon site a surtout parlé des changements radicaux que j’ai ressentis après avoir fait les 90 jours du programme Colonix. Souvenez-vous que je n’ai jamais eu de problèmes digestifs tels qu’ils aient nécessité l’aide de la médecine: mes brûlures occasionnelles d’estomac ou mes gaz se résolvaient d’eux-mêmes et, comparés au nombre de mes autres problèmes, étaient plutôt mineurs.

Mes plus gros problèmes étaient la dépression, la faiblesse générale et les « hauts et les bas » permanents. Je n’arrivais pas à être heureuse. J’étais en colère, je vivais dans la peur –donc je ne faisais confiance à rien- j’étais dans les vapes et je n’étais satisfaite de rien. Je n’avais aucune envie de faire quoi que ce soit, me lever le matin était une affaire pénible et, sans désir, je me coltinais à un boulot que j’exécrais, impatiente de retourner à la maison… pour dormir, après m’être abrutie de télé, de cigarettes et de vin pendant quelques heures. Si c’était ça, la vie, je n’en voulais plus.

Du fait que mon corps était dans une condition lamentable (bien que pas « malade », d’après les critères de la médecine et les conclusions de mes check-up occasionnels), mon esprit fonctionnait déplorablement. J’avais fait pas mal de choses idiotes dans ma vie– que je continuais à faire- dont je savais qu’elles avaient contribué à ma condition, mais j’en étais arrivée à la supporter passivement sans aucune idée de quoi faire et par où commencer, si ce n’était de m’accuser constamment d’être stupide et de n’avoir aucune volonté. Pour couronner le tout, personne ne pouvait m’aider: mes amis sains et bien intentionnés me disaient: " Ne sois pas déprimée, ça ne sert à rien » ou « Pourquoi ne t’inscris-tu pas à un club de gym? ». Ne sois pas déprimée? Moi, je suis complètement d’accord. Et je fais comment, exactement? Aller à la gym? Je l’ai fait. J’y suis allée plusieurs fois, je me suis fait bien mal et je me sentais pire après et tellement crevée que je me jetais sur mon lit et qu’il me fallait plusieurs heures pour m’en remettre.  Alors dîtes-moi comment ça pourrait m'aider en fait? Juste au cas où je n’aurais rien compris…

D’autres amis, pas aussi bien intentionnés, allaient jusqu’à me dire : « Comme on fait son lit on se couche! » Gros réconfort de me balancer ma faute à la figure. Ça me fichait dans une colère noire et me rendait encore pire : non seulement je me sentais mal tout le temps mais j’en étais responsable. De l’entendre m’irritait au lieu de m’aider. Inutile de dire que ce ne sont plus mes amis.

En toute honnêteté, Colonix a été le premier pas vers ma guérison. La chose merveilleuse à son sujet, c’est qu’il m’a mise sur la voie de la recherche du bien être, et qu’il a vraiment accompli un miracle pour moi (et pour des milliers d’autres qui ont partagé leur témoignage.) Et comme il a rempli plus de promesses que désirées, et plus rapidement que n’importe quelle pilule ou psychothérapie, j’ai décidé de faire confiance à l’entreprise qui l’avait créé et de suivre la deuxième étape: Toxinout. En fait, tout arrive toujours à point nommé: en ce qui me concerne, l’ordre et le rythme que j’ai suivis ont été parfaits… pour moi. Je n’aurais pas eu les moyens d’aborder les deux programmes en une fois si j’avais décidé de tenter le tout pour le tout.

Un an après avoir fait le Colonix, j’ai commandé le Toxinout, sans en attendre rien de précis puisque je me sentais déjà très bien.  Et sincèrement, je ne crois pas que j’aurais vu un résultat remarquable sans un petit incident presque anodin.

J’ai une chemise qu’on m’a donnée il y a longtemps et que, franchement, je ne portais jamais. Elle est en plaid jaune et noir, avec des boutons et une doublure bleu-marine… ce qui n’a aucun sens! Quel cerveau dérangé pourrait bien doubler une chemise noire avec du bleu-marine? Comme je n’arrivais pas à trouver de raison pour ce faux-pas esthétique impensable, je pensais bien que ma vue me trahissait. D’un autre côté, et en dépit de mon besoin de lunettes, je vois plutôt bien tout le reste. Pourquoi mes yeux me mentiraient-ils autant, et seulement en ce qui concernait une chemise ridicule? J’ai toujours aimé cette chemise mais il m’était impossible de la porter en l’état. Donc je ne la mettais jamais. En fait, chaque fois que je l’apercevais dans la penderie, je la sortais, je l’approchais de la fenêtre pour bien la regarder à la lumière du jour (les miracles, ça existe, et je suis une optimiste incurable) et, déçue, j’appelais ma lycéenne de fille pour qu’elle m’en confirme la couleur. Et à chaque fois, elle regardait, haussait les yeux au ciel et me lançait une variante de : « Maman, combien de fois devrais-je te dire qu’elle est noire! Bon sang, porte-là ou débarrasse-t'en mais, s’il te plaît, remets-t’en! Et pour l’amour de moi, arrête de m’embêter avec ça! » D’ailleurs, la dernière fois, elle s’est mise en colère au sujet de mon obstination et de mon refus de me soumettre à ce qu’elle percevait être évident: si je voyais la chemise noire, si elle la voyait noire, elle était noire. Point final. Fin de la discussion.  Nous nous sommes disputées, toutes les deux blessées… au sujet d‘une idiotie de chemise. Imbécile et immature de ma part.

Je suis maintenant à la fois ravie et très triste d’annoncer que la gamine avait tort, tort, tort! (J’aime le son de ce mot…)  Je me suis rendu compte, il y a quelques semaines, alors que je la regardais pour la millième fois, (jamais pu m’en débarrasser, je l’aime trop !) que cette chemise avait toujours été bleu marine, ce qui explique la doublure, le fil et les boutons bleus. Je me suis, en partie, sentie vengée (ai-je dit immature?) d’avoir douté de ma vue et fait confiance à mon sens commun. Une autre part de moi-même est devenue très concernée par les implications de cette découverte…

Ce qui m’amène aux points importants suivants : comme nous devenons graduellement de plus en plus toxiques, nous perdons nos sens (outils de perception) à un âge de plus en plus jeune. Beaucoup de gens qui atteignent la soixantaine sont incapables de faire la différence entre les couleurs foncées, sans qu’on ne leur ait jamais donné de diagnostic de troubles de la vue, autre que « dégénérescence maculaire due à l’âge ». De ce fait, beaucoup de femmes encore jeunes arrêtent de coudre ou de tricoter. La perte de notre sens des couleurs, notre odorat ou notre goût est considérée être une conséquence normale de l’âge. Lorsqu’elle se produit, nos médecins nous disent gentiment : « Qu’espériez-vous? Ça s’appelle vieillir ! ». Je sais très bien que je n’ai jamais eu de problème de la cornée ou de la rétine mais, depuis pas mal de temps, je ne pouvais plus distinguer certaines couleurs les unes des autres. Et sans le Toxinout, je ne l’aurais jamais su. Je ne devenais pas « plus âgée », je devenais plus toxique!

La toxicité est le degré auquel une chose est capable de provoquer une maladie ou des dégâts dans l’organisme qui y est exposé. La toxicité peut se rapporter à l’effet sur un organisme entier, tel qu’un humain, une bactérie ou une plante, ou a une partie de cet organisme telle qu’une cellule (cytotoxicité) ou un organe (organotoxicité) comme le foie (hépatotoxicité). La dégénérescence maculaire pourrait très bien en être la conséquence ! Inutile de vous dire queToxinoutfait autant partie de ma vie maintenant que les clémentines chaque hiver, huit verres d’eau tous les jours, Noël une fois par an et le programme Colonix tous les quatre mois.

Le second point que je voulais aborder est très attristant : si ma fille, qui a grandi aux soupes et salades maison et à une alimentation principalement composée de fruits et légumes, ne pouvait plus, à seize ans, faire la différence entre noir et bleu marine, cela veut-il dire qu’elle souffrait déjà de dégénérescence de la vue ou autre? Si tel est le cas, la théorie selon laquelle c’est lié à la vieillesse serait complètement fausse. Notre ophtalmologiste n’a jamais rien discerné de suspect, quant à sa vision, et elle ne porte même pas de lunettes.

On dit que le corps d’un enfant ne commence pas à vieillir tant qu’il n’a pas atteint l’âge adulte : normalement vers dix-huit ans pour une fille et dans la vingtaine pour un garçon. Est-ce que cela n’est plus vrai? Nos enfants commencent-ils à souffrir de maladies dégénératives avant même que leur corps ait fini de se développer? Cette dégénérescence serait-elle le résultat d’une toxicité plus rapide et plus vaste qu’auparavant? Nos enfants deviennent-ils vieux avant de devenir grands? Dans ce cas là, ne serait-il pas grand temps d’explorer les moyens de rectifier les dommages ou, au grand minimum, de découvrir leur origine pour les empêcher de se produire? Ma gamine n’a jamais fumé ni bu (jusqu’à ce qu’elle entre à l’université), elle a toujours participé à des activités physiques (jazz, hip-hop, acrobatie), elle marchait plus de quatre kilomètres aller-retour pour aller à l’école, elle était nourrie sainement et, dans toute son enfance, je ne pense pas qu’elle ait pris d’antibiotiques plus de trois fois. Et pourtant, elle souffrait déjà des effets d’un corps toxique.

Le dernier point que j’aimerais adresser est le suivant : des disputes inutiles peuvent survenir à partir de fausses perceptions, comme l’incident de la chemise l’indique. Nos perceptions dépendent en grande partie de nos sens (vue, odorat, ouïe, toucher) et nos sens dépendent de notre santé. Des oreilles saines entendent bien. Des yeux sains voient clairement. Les sinus malades interfèrent avec l’odorat et le goût. Cela veut-il dire que toutes les disputes sont causées par des perceptions faussées? Je ne le sais pas mais une chose est certaine : les explosions de rage deviennent de plus en plus fréquentes. Notre société devient de plus en plus violente. En fait, plus de crimes violents irrationnels sont commis aux Etats-Unis que dans tout autre pays et c’est aussi le pays dont les habitants ont l’alimentation la plus malsaine. Si, comme l’ont théorisé les Dr. William James, Car Lange et Jesse Prinz, l’origine de nos émotions vient du corps plutôt que du cerveau (la colère est une émotion), et si notre société devient de plus en plus colérique, cela vaudrait la peine de se demander si l'état de notre corps n'est pas à l’origine de ces émotions négatives.

Pour moi, ce serait une nouvelle fantastique : au lieu d’être la victime passive de notre environnement et de nous sentir accablés par notre impuissance à en vaincre les effets négatifs,  cela voudrait dire que nous pouvons prendre certaines action pour les corriger.

Que faire? Où trouver les réponses? Comment minimiser les effets des toxines environnementales sur nos corps? Et où commencer?

Avant d'agir, il est primordial de nous débarrasser de notre culpabilité. Peut-être sommes-nous en partie responsables de nos maladies par certaines de nos actions et habitudes. Il est possible que certaines d’entre elles soient même le résultat de choix idiots que nous avons consciemment faits et nous récoltons maintenant ce que nous avons semé sous la forme de douleurs, maux et maladies. Mais ces choix étaient-ils réellement conscients? Ou étions-nous simplement incapables de faire le discernement entre bénéfique et préjudiciable, parmi toutes les informations que nous avons reçues?

De savoir si et à quel point nous avons été responsables est relativement peu important. Ce qui est important, c'est de faire une pause et d’examiner quelles décisions spécifiques nous avons prises pour en arriver où nous en sommes, identifier celles sur lesquelles nous avons le contrôle, cesser de prendre celles qui nous sont nuisibles et en adopter de nouvelles. Simple. Et surtout, il faut arrêter de nous blâmer nous-mêmes : c’est contre-productif, cela demande trop de l’énergie requise pour nous engager sur une voie correctrice, et c’est destructif.

Christine
CBrightlife@aol.com